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Grossesse…

Pour une femme être enceinte est souvent synonyme de joie à venir.
Mais quand arrive le premier rhume durant la grossesse le parcours du combattant pour se soigner commence…
Nous verrons ici pourquoi la prise de médicaments durant cette période doit se faire sous contrôle médical.

 

La grossesse en quelques mots

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La grossesse démarre lorsque l’embryon (l’ovule fécondé par un spermatozoïde) s’implante dans l’utérus et commence à se développer. La période de gestation, de 9 mois chez la femme, se décompose alors en 3 étapes :

Du premier au troisième mois : embryogenèse

L’oeuf s’implante dans l’utérus. Pour l’instant l’embryon ne ressemble à pas grand chose, et pourtant cette phase est capitale pour le bon développement du bébé à venir.

Du quatrième au sixième mois : organogenèse

Les différents organes se mettent en place pendant cette période. Elle aussi est capitale pour le bébé.

Du septième mois à l’accouchement : maturation

Les organes sont désormais actifs, le foetus se prépare à sa future vie de bébé.
 

Et le médicament dans tout ça ?

 
Les deux première phase de la grossesse sont importantes, et c’est à ce moment que les médicaments peuvent être dangereux pour le futur bébé.
Lors de la première phase on assistera plutôt à un effet abortif, c’est à dire que le médicament empêche la nidation de l’embryon, ou le décroche de l’utérus. Le risque hémorragique est alors majeur pour la femme (exemple : les anti-inflammatoires).

Lors de la deuxième phase les organes du foetus se mettent en place et de nombreux médicaments peuvent modifier ce processus. On parle de foetotoxicité. On se souviendra des effets désastreux du thalidomide ayant entraîné la naissance d’enfants sans bras ni jambe.

La troisième phase posera moins de problème, bien que tout ce qui peut être toxique pour la mère à ce moment, l’est aussi pour l’enfant.

C’est donc pour toutes ces raisons qu’à chaque développement d’une nouvelle molécule, des tests seront effectués sur des animaux de laboratoire. Si les études montrent un risque réel pour le foetus (malformation, avortement spontané…) ce médicament sera formellement contre-indiqué pour une femme enceinte, si elles ne montrent rien, le laboratoire, par manque d’information, préférera en déconseiller l’utilisation.
 

En pratique…
No Pregnancy Lorsque vous voyez ce sigle, sur une boite de médicament ou tout autre produit de consommation (alcool, tabac…), vous ne devez pas en prendre dans l’intérêt de votre santé et de celle de votre bébé.
 
Vous exposez votre futur enfant à des substances nocives qui entraîneront au mieux une maladie chronique (asthme…), au pire une malformation pouvant parfois aboutir à un avortement.
 

N’hésitez jamais à demander à votre médecin ou à votre pharmacien ce qu’il convient de faire lorsqu’une femme enceinte tombe malade. L’arsenal thérapeutique est très limité. On autorisera le paracétamol comme antalgique (douleurs et fièvre) en médication familiale. Pour tout autre problème l’avis du médecin est indispensable. L’utilisation de l’homéopathie peut aussi être une alternative.

Et lorsque l’état de santé de la mère le justifie, il peut être possible de pratiquer un avortement thérapeutique. On considère dans ce cas que la vie de la mère est plus importante que celle de l’enfant. Naturellement cela est pratiqué par un médecin, après consentement des parents, et uniquement en cas de grave maladie.

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